Il se passe de drôles de choses, en ces lendemains de 1er tour électoral. Dimanche soir, les médias nous serinaient que le bipartisme était LE résultat du vote, projet UMP-Sarkosyste contre projet PS-Royaliste, nous rentrions dans une nouvelle ère (assez ancienne et désuète, de fait), avec la réanimation du bon vieux clivage gauche/droite …
Sauf que depuis lundi matin, PS et UMP ont grand appétit pour capter les 7 millions de voix centristes. Bayrou est devenu l’homme à draguer pour séduire ses trublions d’électeurs, qui ont refusé le clivage. Comme si le résultat du 2 sur 4 n’était pas totalement satisfaisant, et qu’il fallait en appeler à l’extrême centre pour l‘arbitrage final. Bayrou, candidat clandestin du 2nd tour sans visa sur son passeport électoral, c’est pour le moins inédit. Nous avons 3 candidats pour le prix de 2, du jamais vu dans la 5ème république et c’est sans doute LA victoire réelle de François Bayrou. Il s’agit d’un retournement de l’esprit de nos institutions pour mieux éclairer le choix des Français. Avec un Bayrou dans le rôle du monsieur loyal (pour la dette, le déficit, la dérive nationaliste, …), l’extrême centre devient un phénomène de tempérance politique pour la démocratie française.
Bayrou, quel que soit le résultat du 6 mai prochain, est déjà le grand gagnant de cette présidentielle 2007. Avec l’ouverture de Sarkosy, et le débat avec Royal, il redessine l’échiquier politique. André Santini a beau promettre qu’après le « 6 mai, il n
Dans l’élan de l’émancipation centriste, avec la création d