Vous avez sans doute remarqué, dans la série de chiffres et statistiques publiés pour la rentrée, un embellie du côté du chômage, avec une baisse significative dans le courant le l
Chacun y va de son explication. L’opposition criant à la manipulation, aux radiations abusives des Assedic, … Le gouvernement se félicitant de la reprise de confiance et de la portée effective des mesures prises (par le gouvernement précédent, soit dit en passant).
J’ai une autre explication, partielle, à avancer : le subventionnement massif de postes précaires. Cela s’appelle, dans le jargon technocrate de saison millésime 2005, le Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE), pour des personnes confrontées à des difficultés particulières d’insertion sociale et professionnelle. Le libellé est suffisamment vague, pour que la cible soit large : jeunes de moins de 26, bénéficiaire du RMI ou de chantiers d’insertion, personnes sortant de prison, …
En bref, c’est une mesure à spectre large, qui permet officiellement à des employeurs publics (collectivités territoriales, organise en charge de service public) ou parapublics (associations à but non lucratif) de conclure des CDD de 6 à 24 moins (6 mois maximum, reconductibles 1 fois dans la dernière circulaire à l’Anpe), qui sont subventionnés à 95 % du Smic, avec une exonération presque totale de charges sociales et patronales.
Je suis schizophrène sur ce coup là, car en tant qu’employeur, j’accepte volontier de me faire subventionner ma nouvelle secrétaire à 95 % (charges et salaire, vous avez bien lu). Fraîchement sortie de l’école sans son BTS, cette petite va me coûter moins de 300 € pour 30 heures par semaines, une aubaine. A ce prix là, (coût pour l’employeur = 5 % du Smic) je pourrais embaucher un bataillon d’assistantes, une pour le café, une autre pour les photocopies, et une dernière pour mon service personnel ;-) … Ce serait bon pour les chiffres du chômage, au moins pour les 6 prochains mois, en attendant le renouvellement des contrats et une nouvelle mesure du même type dans 1 an.
Bref, malgré le discours qui se veut libéral, nous ne sommes pas encore sortis de l’assistanat et des mesures en trompe l’œil …